À propos

Que sont les sciences citoyennes?

Les sciences citoyennes, participatives ou collectives sont définies de la manière suivante, selon le Collectif National Sciences Participatives – Biodiversité : « Les sciences participatives sont Des programmes de collecte d’informations impliquant une participation du public dans le cadre d’une démarche scientifique. L’application de ces sciences participatives au domaine de la biodiversité se décline en 3 objectifs :

  • avoir des données sur la nature et la biodiversité pour étudier son état de santé (monitoring de long terme) ;
  • produire des outils de sensibilisation et d’éducation à la nature et à la biodiversité;
  • former une communauté et mobiliser autour d’enjeux liés à la nature ».

Le phénomène suscite depuis quelques années un intérêt accru, de la part des citoyens et des scientifiques. Premièrement parce que la collaboration et la participation à des avancées et des découvertes scientifiques nous attirent naturellement. Mais aussi parce qu’il n’y a tout simplement pas assez de scientifiques pour mener à terme les observations nécessaires à l’élaboration d’une base de données complète et fournie.

Cependant, le concept lui, remonte au moins au XXè siècle, avec le Christmas bird count , qui consistait à recenser les oiseaux à la période de Noël. On se souvient également de SETI@home, accessible au public depuis 1999, et encore en développement aujourd’hui (la version actuelle est la 7.8.3). Le logiciel peut être installé sur n’importe quelle machine et a pour vocation de détecter la vie extra-terrestre en analysant les signaux et ondes radio.

Et ça marche?

Aussi étrange que cela puisse paraître, oui les sciences citoyennes ont permis des avancées majeures. Il nous faudrait des pages et des pages pour vous présenter toutes les success story. Récemment, la NASA a fait appel aux terriens afin de trouver la 9ème planète du système solaire. Les instructions sont simples: traquer et débusquer la planète manquante de notre système solaire en passant en revue les photos prises par le télescope Wise. Armés de leur sens de l’observation et de millier de paires d’yeux, les terriens concentrent les espoirs des scientifiques , là où les supercalculateurs ont échoué.

Mais s’il fallait choisir un projet, j’évoquerais Foldit, le « jeu vidéo » en ligne qui a fait avancer la médecine. En effet, grâce aux internautes, la modélisation de la structure 3D d’une protéine impliquée dans la propagation du virus du sida chez les singes a été un jeu d’enfant. Et pourtant les scientifiques ramaient depuis 10 ans.

Cancer, sida, alzeihmer, toutes les maladies y passent et l’analyse des données permettra peut-être de trouver des remèdes et de sauver l’humanité.

Pourquoi l’appliquer à la biodiversité?

De par l’essence même du concept de sciences citoyennes elle ne peut être appliquée à tous les domaines scientifiques. Tout simplement car elle fait intervenir des observateurs non professionnels. La récolte de données concernant le sujet étudié doit pouvoir se faire de manière intuitive. En effet, les participants potentiels doivent pouvoir utiliser des outils accessibles et simples. Le domaine étudié doit également ne pas constituer un danger lors de l’observation. Et cette dernière ne doit pas non plus rentrer en conflit avec des données confidentielles ou nuire à la vie privée.

C’est pourquoi la biodiversité est un excellent sujet d’étude pour des citoyens qui ont soif de découverte. Armés simplement d’un appareil photo ou d’un téléphone portable, ils peuvent rendre compte de faits, comportements, ou encore anomalies à la fois sur la faune et sur la flore. En France, les programmes de sciences collectives sont animés par le Collectif national que nous avons évoqué en haut de cette page. C’est ce collectif qui coordonne et encadre les  acteurs qui œuvrent pour la collecte et la mobilisation des connaissances.

NB: Si vous souhaitez en savoir plus sur le Collectif, nous vous invitons à suivre ce lien.

Peut-on considérer les résultats comme fiables?

Les sciences participatives ont souvent divisé. Certains scientifiques croient au savoir du peuple, là où les plus sceptiques ne se font guère d’illusions. Et nous serions de mauvaise foi si nous vous disions qu’il n’y a jamais d’erreurs dans les données collectées. Cependant, il est possible de les limiter par la formation, la motivation, et la pédagogie.

Les scientifiques qui encadrent ces projets doivent absolument être préparés à former les futurs observateurs. Ils doivent transmettre les bons gestes, la méthodologie scientifique, afin que les informations que les citoyens transmettent soient pertinentes.

La motivation est également un pré-requis important. Plus les observateurs se sentiront concernés et motivés, plus ils se donneront les moyens d’apporter leur pierre à l’édifice. D’autant plus que certains résultats donnent du fil à retordre à obtenir, et que la motivation risque de s’essouffler. Les associations et scientifiques qui encadrent ces projets doivent transmettre la notion de patience. Pour donner un ordre d’idée, environ 40% des bénévoles abandonnent après un an de suivi.  Et de nouvelles têtes les remplacent. Les sciences participatives suscitent ainsi à la fois un engouement prononcé, et une usure qui se développe au fil du temps.

Pourquoi le site « Sciences citoyennes pour la biodiversité « ?

Sur ce site, nous entendons relayer les évènements importants en lien avec la biodiversité. Nous aborderons tous les thèmes qui nous semblent essentiels. Prises de conscience gouvernementales, catastrophes en devenir, problématiques majeures de demain, nous n’avons aucun sujet tabou. Nous œuvrons simplement dans un but de sensibilisation massive afin de susciter chez certains d’entre vous des remises en question. Ou du moins des questionnement sur l’environnement qui nous entoure.

Nous n’appartenons à aucun comité ou aucune association. Mais nous ne sommes pas des électrons libres pour autant. Nous tentons, à notre manière de participer a cette vague d’action collective.

Photo biodiversité prise par une personne dans le cadre des sciences citoyennes

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