Image d'un abri à insectes pour protéger la biodiversité

La biodiversité, quels enjeux pour 2018 ?

En mars 2018, l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) a publié cinq rapports sur la biodiversité. Ces rapports témoignent de l’état de santé de la biodiversité de la planète. Selon les experts, nous serions confronté à la sixième extinction d’espèces animales et végétales depuis la naissance de notre planète. La précédente étant… la disparation des dinosaures.

Un constat qui glace le sang

Cela fait désormais quelques années que l’IPBES nous informe des extinctions massives d’espèces. En effet, en 100 ans, la terre a perdu en moyenne deux espèces de vertébrés par années. Et d’après leur récentes estimations, rendues publiques lors de cette 6ème session, 38 à 46% des espèces de la faune et de la flore pourraient s’éteindre d’ici 2050.

Le bilan a permis entre autres de mettre en lumière les disparités des quatre aires géographiques que sont les Amériques, Asie-Pacifique, Afrique et Europe-Asie Centrale.  Les évaluations régionales, comme les nomment le président de la FRB, sont à la fois « nécessaires et attendues ». D’une part parce qu’elles permettent d’analyser les différents écosystèmes, aquatique, montagnard ou encore cavernicole. Pour donner un exemple, dans le contexte du retrait des accords de Paris et du négationnisme environnemental américain, la perte de la biodiversité native atteindrait les 40% en 2050.

Par ailleurs, généralement peu abordés, les sols constituent un des enjeux majeurs du rapport. En effet, l’homme a exercé une réelle pression sur les terres. Entre la déforestation, la pollution ou encore les érosions et tassements, nous avons semé la destruction. Pourtant, ce sont ces mêmes sols qui hébergent 25% de la biodiversité mondiale. Et ce qu’ils contiennent contribuent également au bien-être de la nature, comme les vers de terre. Selon le rapport toujours, on estime à 1 tiers des terres qui sont dégradées.

Une nécessité d’agir pour sauver la biodiversité

En l’état actuel des choses, si ne rien faire serait catastrophique, nous sommes toujours en mesure d’inverser la tendance. Parce que comme le souligne le président de l’IPBES, Sir Robert Watson:

« La biodiversité et ses services écosystémiques […] sont à la base de notre nourriture, de l’eau et de l’énergie que nous consommons. Ils sont au cœur non seulement de notre survie, mais de nos cultures, de nos identités et de notre joie de vivre. Les meilleures données disponibles rassemblées par les meilleurs experts mondiaux nous conduisent à une conclusion unique : nous devons agir pour arrêter et inverser la tendance à l’utilisation non durable de la nature – au risque non seulement de nous engager vers un futur que nous ne souhaitons pas, mais aussi de compromettre les vies que nous menons actuellement. Heureusement, les preuves montrent également que nous savons comment protéger et restaurer partiellement nos atouts naturels vitaux »

Des actions locales, régionales ou nationales peuvent et doivent être entreprises, comme en France avec le plan biodiversité. Mais c’est au niveau global qu’il est aujourd’hui nécessaire d’agir. La biodiversité doit être intégrée dans chaque décision, tel un fil rouge. Que ce soit en économie, ou en politique publique.

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