Flore qui lutte contre le réchauffement climatique

Réchauffement climatique et flore, quel impact?

L’impact du réchauffement climatique sur les plantes serait en grande partie sous-estimé. En effet, bien au fait de la montée des eaux ou de la disparition de certaines espèces animales, nous ne sommes que peu au courant de l’impact du phénomène sur l’ensemble de la flore. A la manière de certaines espèces animales, les plantes peuvent-elles adapter leur comportement et leur mode de vie?

L’adaptation des espèces face au réchauffement climatique

Le monde animal et végétal ne cessera jamais de nous étonner. Alors que l’on s’attendait à une catastrophe concernant la dette d’extinction de la flore, une étude publiée dans « Nature communication » a démontré que les plantes faisaient preuve d’une grande tolérance quant aux changements climatiques. Ce qui signifie qu’avant d’entamer un processus de migration, elle font preuve d’adaptation.

Avant de continuer, il nous faut revenir sur quelques points essentiels, afin de comprendre les résultats de l’étude. Aujourd’hui, on peut affirmer que le réchauffement climatique est en partie dû à  l’émission anormale de CO2 provenant des activités humaines. Or on sait avec certitude que les plantes respirent plus vite lorsqu’il fait chaud. Les scientifiques redoutaient ainsi qu’avec une hausse des températures, les plantes émettraient beaucoup plus de CO2 que d’ordinaire. Car elles en rejetteraient plus qu’elles n’en captureraient durant la journée par le processus de photosynthèse.

Mais c’était sans compter la capacité d’absorption des plantes. En effet, tous les végétaux absorbent environ 60 milliards de tonne de CO2 par an, faisant d’eux des entrepôts de carbone essentiels afin de limiter le réchauffement climatique. Et l’étude a démontré que le rejet en CO2 des végétaux n’étaient pas proportionnel à la hausse des température. Et qu’ils arrivent, pour l’instant, à réguler leur température. Comme s’ils possédaient un thermostat.

Et ce n’est qu’un processus parmi tant d’autres. Certaines plantes ont par exemple su s’adapter au manque d’eau dans certaines régions arides. Elles ont alors recours à différentes stratégies comme la réduction de la surface de leur feuilles, pour limiter les fuite d’eau.

Une migration forcée vers les cimes

Mais pour certaines espèces, le processus d’adaptation que nous avons évoqué plus haut ne suffit plus. Il leur reste alors une solution: migrer pour survivre.

Le phénomène n’est pourtant pas nouveau. En  2008 déjà, soit il y a 10 ans, des chercheurs d’AgroParisTech de l’INRA et du CNRS ont publié une étude démontrant que les espèces s’élevaient de 29 mètres en altitude par décennie. En effet, poussées par la hausse des températures, certaines variétés n’ont d’autre choix que de prendre de l’altitude. Ce sont notamment les plantes avec de grands besoins en eaux qui accomplissent une relocalisation sur nos sommets. Cependant, entre 1957 et 1966 une espèce supplémentaire seulement s’installait en altitude. Alors qu’entre 2007 et 2016 cet ordre était de 5.4 espèces. La biodiversité des sommets de nos montagnes est donc en train de croître de manière exponentielle.

Pour le moment, les scientifiques n’ont pas rapporté de cas d’extinction pour les espèces acclimatés aux sommets. Cependant, il y a un fort risque de voir disparaitre des espèces natives des sommets, colonisées et détruites par des espèces plus compétitives venues des plateaux inférieurs.

De plus, les plantes ne pourront pas éternellement lutter contre leur extinction. En effet, nous devons absolument revoir notre activité humaine afin de limiter nos émissions de gaz qui continueront encore et encore de réchauffer notre planète. Car la flore ne pourra s’adapter à tous les changements climatiques que cela implique. Et une fois arrivée aux sommets des montagnes, il n’y aura plus de migration possible.

Enfin, la migration des plantes suggère également le développement, dans un futur plus ou moins proche, d’espaces désertés de toute végétation.

Pour en savoir plus sur les espèces animales et végétales qui sont aujourd’hui en danger, c’est ici.

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